Chirurgie pédiatrique

Léa doit subir une intervention chirurgicale. Pour que tout se passe bien, il y a quelques règles à bien respecter. Avec sa famille, elle se rend à l’hôpital, et va suivre toutes les procédures administratives et médicales nécessaires au bon déroulement de l’intervention.

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En bref

Ce parcours de soins traite d’une intervention chirurgicale en hôpital de jour, dans un cadre pédiatrique. Il s’effectue en chirurgie ambulatoire, c’est-à-dire que la durée totale de l’hospitalisation de l’enfant malade n’excède pas une journée : on entre à l’hôpital le matin et on repart le soir.

Bien faire sa toilette

Pour des raisons d’hygiène, la veille de l’intervention, votre enfant doit faire une toilette complète, ainsi qu’un shampoing. Il doit se couper les ongles, enlever tout verni ou teinture sur ses extrémités, ainsi que ses bijoux. Il prend à nouveau une douche le matin même, avant de partir à l’hôpital.

Etre à jeun

L’enfant hospitalisé doit être à jeun depuis minuit, c’est-à-dire ne pas avoir bu, mangé, fumé ni mâché de chewing-gum, conformément aux recommandations du médecin-anesthésiste rencontré en consultation. Pendant l'anesthésie, les muscles se relâchent ; être à jeun sert notamment à éviter que des aliments passent de l’estomac dans les poumons. Parfois, il y a des médicaments à prendre quand même le jour de l’intervention chirurgicale, à faire passer avec un petit peu d’eau.

Les choses à emporter

Il faut penser à certains documents avant le départ : carte vitale, feuille d'autorisation de soins, radios et résultats de bilan sanguin le cas échéant… D’autre part, si l’enfant suit déjà un traitement particulier, il ne faut pas oublier les médicaments qu’il devra continuer à prendre à l’hôpital. L’enfant hospitalisé est libre d’emmener sa peluche favorite, ses livres, sa console de jeux, son baladeur ou ses jeux pour l’hôpital… Il ne doit cependant rien prendre pour boire ou grignoter.

Penser à la crème anesthésiante

Une intervention chirurgicale nécessite la pose d’un cathéter, ce qui peut être fait de manière quasi-indolore grâce à une crème anesthésiante. Cette crème mettant une heure à faire effet, l’idéal est d’en avoir acheté d’avance, et de l’appliquer à la maison, avant de partir pour l’hôpital.

Arrivée à l’hôpital

Vous vous présentez avec votre enfant au guichet de l’hôtesse, qui va procéder à l’entrée administrative, vérifier vos coordonnées postales et téléphoniques, et prévoir les demandes de repas pour les accompagnants. Les deux parents doivent par ailleurs signer l’autorisation de soins : légalement, un seul ne suffit pas.

Installation dans la chambre

Une fois que l’enfant est dans sa chambre, l’infirmière vérifie qu’il est apte à être opéré, et notamment qu’il n’a pas de fièvre. L’enfant passe une tenue d’hôpital : blouse, charlotte et chaussons. Il reçoit ensuite des bracelets d’identification : un pour lui, un pour son lit, voire, s’il est assez jeune, un pour sa peluche favorite. Le chirurgien et l’anesthésiste passent un peu plus tard pour se présenter, s’assurer que tout va bien et donner les dernières informations sur l’opération de l’enfant.

La prémédication

Votre enfant reçoit la prémédication en vue de l’intervention chirurgicale. L’infirmière lui donne aussi éventuellement un cachet ou du sirop, afin de supprimer l’anxiété due à l’imminence de son départ pour le bloc opératoire.

Le bloc opératoire

Au bloc opératoire, on trouve le chirurgien, qui va opérer l’enfant, aidé par l’assistant et par une infirmière de bloc opératoire ; l’anesthésiste, qui va endormir l’enfant, aidé par une infirmière-anesthésiste ; les aides-soignants, qui préparent et nettoient les salles d’intervention, et qui conduisent et installent l’enfant dans la salle d’intervention. Il est préférable pour les parents de ne pas attendre à l’entrée du bloc, car cela peut gêner le personnel dans ses déplacements. Ils sont invités à attendre leur enfant hospitalisé dans la salle d’attente.

La pose du cathéter

Le cathéter veineux est le plus souvent posé au moment de l’intervention au bloc opératoire, avant le début de l’anesthésie, dans la zone insensibilisée par la crème. Chez les enfants, il s’agit la plupart du temps du dos de la main, car les veines y sont plus faciles à trouver.

L’anesthésie

Chez l’enfant, l’anesthésie est presque toujours générale. Elle peut prendre la forme d’un gaz à respirer, ou d’un produit à injecter. On associe souvent les deux pendant l’intervention chirurgicale. L’anesthésie nécessite dans tous les cas l’inhalation d’un mélange gazeux, enrichi en oxygène, administré par un masque ou une sonde d’intubation. Il arrive que l’on complète l’anesthésie générale par une injection d’anesthésique local au voisinage de la zone opérée. On peut aussi, mais c’est peu fréquent pour un enfant, n’endormir que la région opérée. L’enfant reste alors parfaitement conscient pendant l’intervention

L’intervention

Au cours de l’intervention, le corps se refroidit légèrement, les muscles se détendent. Le plus souvent, une machine aide l’enfant à respirer. Il ne peut pas se réveiller avant la fin de l’intervention, car son corps doit d’abord éliminer les produits anesthésiques. Grâce au cathéter, l’enfant reçoit également, sous forme liquide, des éléments nutritifs dont il était privé en étant à jeun. Différents appareils sont utilisés : le cardioscope, qui consiste en trois autocollants sur la poitrine, pour vérifier les battements du cœur ; l’oxymètre, une sorte de pince qu'on met au bout du doigt, et qui permet de suivre la respiration, et le tensiomètre, un brassard qui sert à voir si le cœur fait bien circuler le sang. Le scialytique, une lampe très puissante, donne au personnel un maximum de visibilité dans les zones où l’on intervient.

La salle de réveil

Lorsqu’on arrête d’administrer le produit anesthésique, l’enfant va se réveiller dans un délai qui dépend de la durée d’action du produit. La reprise de conscience peut se faire soit dans la salle d’intervention, soit en salle de réveil. Dans les deux cas, le passage en salle de réveil est systématique, pour être certain que le réveil est complet, pour débuter le traitement de la douleur, pour traiter les problèmes éventuels de nausées ou de vomissements, et pour dépister d’éventuelles complications précoces de la chirurgie. Ce n’est qu’après autorisation du médecin anesthésiste que votre enfant pourra rejoindre sa chambre, en moyenne une à deux heures après l’intervention. Les visites en salle de réveil sont généralement autorisées, mais limitées à une seule personne à la fois.

Retour en chambre

Après son réveil, pour éviter les risques de nausées et de vomissements, l’enfant doit attendre environ une heure avant de boire et deux heures avant de manger. On retire la perfusion, qui n’est plus nécessaire. Avant la sortie de l’hôpital, qui est autorisée par le chirurgien et par l’anesthésiste, le cathéter veineux sera également retiré par l’infirmière. C’est un geste quasiment indolore, mais souvent impressionnant pour les jeunes enfants. Le chirurgien aura réexaminé l’enfant pour vérifier que la chirurgie ne s’est pas compliquée, et l’anesthésiste s’assurera que l’enfant, en fonction de son âge, peut se lever, boire et manger, uriner normalement, et que la douleur est bien calmée par les antalgiques prescrits.

Conclusion

Vous recevrez une ordonnance de sortie comportant les recommandations éventuelles du chirurgien, les prescriptions de l’anesthésiste, et les numéros de téléphone à contacter en cas de problème. Certains médicaments contre la douleur peuvent avoir été achetés d’avance avant que le retour à la maison se déroule de manière optimale. Lors du trajet de retour, il faut que deux personnes majeures au moins soient présentes dans la voiture : une pour conduire, et l’autre pour surveiller l’enfant à l’arrière. 


Validé par le docteur Serge Dalmas, anesthésiste-réanimateur (Hôpital Jeanne de Flandre, Lille)

Dernière mise à jour le 11/01/2012